L'association française des magistrats de la jeunesse et de la famille a rendu, le 15 octobre 2007, un avis sur l'expérimentation de la séparation des fonctions civiles et pénales des juges des enfants. Pour lire l'avis, cliquer ici
A l'occasion de son audition par la mission parlementaire d'information sur l'exécution des décisions judiciaires pénales, l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille a souligné les très nombreux retards dans l'exécution des décisions des juges des enfants, par manque de moyens, et la conséquence négative de ces retards sur le suivi des mineurs concernée. Pour lire le communiqué, cliquer ici
Toujours à propos du projet gouvernemental de séparer les fonctions de juges des enfants chargé de la protection des mineurs et de juge des enfants chargé de sanctionner les mineurs délinquants, le Réseau droit des jeunes" vient de publier un communiqué intitulé : "La justice des enfants en danger". Pour lire le communiqué, cliquer ici
Par Jean Pierre Rosenczveig Incontestablement, la justice bouge : taxée en général de conservatisme et d'immobilisme, la justice des mineurs n'est pourtant pas statique. Elle mue régulièrement, et elle va encore muer. A cela au moins deux causes : elle doit répondre aux critiques et dans le même temps à l'attente sociale qui s'accentue à son égard. Elle est très contestée : - au pénal : elle est taxée de laxisme, sinon d'indifférence, aux réalités de la delinquance des jeunes - au civil : elle est tenue fréquemment pour arbitraire. Elle retire les enfants des pauvres; qui plus est sans respecter les formes - concernant les victimes : on la tient encore pour injuste pour se consacrer d'abord aux mineurs auteurs. L'affaire d'Outreau est venue alimenter ceux qui doutent de la capacité des policiers et des magistrats à prendre leur distance par rapport à la parole d'enfants souvent manipulée. Par nature les enfants ne sont pas crédibles ! Nul ne l'ignore. Ces critiques sont bien évidemment excessives - la justice n'hésite pas à réprimer : ainsi en 2005 - conf. "Les chiffres-clé de la justice, " octobre 2006 - 32 000 peines ont été prononcées pour 32 000 mesures éducatives. On est donc loin de respecter l'orientation donnée par l'article 2 de l'ordonnance du 2 février 1945 qui veut que la répression soit exceptionnelle - la justice des mineurs protège efficacement plus souvent les enfants dont elle est saisie que les professionnels le croient eux-mêmes ou que les médias en […]
A la suite de l'envoi dans les juridictions de la circulaire ""Expérimentation relative à une nouvelle répartition des fonctions civiles et pénales des juges des enfants" (cf. article précédent), l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille vient de publier un communiqué dans lequel elle émet un premier avis critique. Pour lire ce communiqué, cliquer ici
Le ministère de la justice vient de diffuser dans les tribunaux une circulaire, intitulée : "Expérimentation relative à une nouvelle répartition des fonctions civiles et pénales des juges des enfants". Il y est écrit que "le fait que le même magistrat, pour un même mineur, soit à la fois chargé de sa protection lorsqu'il est en danger et soit amené à le juger lorsque celui-ci commet une infraction pénale peut créer une ambiguïté pour le mineur et ses parents, fragilisant ainsi la portée des décisions et leur compréhension par le mineur". Ce que le ministère souhaite expérimenter, c'est le traitement des procédures civiles et pénales par deux juges et non plus le même. Voici ci-dessous un commentaire rédigé lorsque le même thème avait été abordé pendant la campagne électorale. Le sujet, très important, donnera sans doute lieu à d'autres contributions. En tous cas, ce que l'on peut déjà relever, pour s'en étonner, c'est que la circulaire affirme que le fait que le même juge s'occupe de tout ce qui concerne le même mineur est probablement source de confusion et, sous-entendu, de moindre efficacité. Il aurait été intéressant que soient citées dans la circulaire, ne serait-ce que dans leur intitulé, les études, s'il en existe, qui permettent d'affirmer cela, et surtout, quelles sont ces confusions et quelles en sont les origines qui ne sont pas forcément dans l'organisation des juridictions pour mineurs. Par ailleurs, la circulaire ne semble pas envisager que le système […]